Du 3 au 13 avril 2026, Laurent et Florence, adhérents du CSA Tours Centre, ont vécus une aventure extraordinaire. Ce parcours dans le désert marocain n’aurait pas été possible sans leur abnégation et le soutien de leurs proches, des contributeurs à leur campagne de financement participatif et à quelques sponsors. Sans oublier le but qu’ils s’étaient donnés : offrir un chèque à l’association Magie à l’hopital.
Table des matières
- Le projet
- Journal de voyage
- Lundi 13 avril 2026, 12h14 – Marrakech
- Mercredi 1er avril – France
- Jeudi 2 avril – Maroc
- Vendredi 3 avril – désert marocain
- Samedi 4 avril
- Dimanche 5 avril – Étape 1 : 50 km
- Lundi 6 avril – Étape 2 : 40,5 km
- Mardi 7 avril – Étape 3 : 29,1 km
- Mercredi 8 & jeudi 9 – Étape 4 : 100 km
- Vendredi 10 avril – Étape 5 : 42,2 km
- Samedi 11 avril – Étape 6 : 23,2 km
- Dimanche 12 avril – Ouarzazate
- Lundi 13 avril – Maroc -> France
- Remerciements
- la campagne de financement participatif

Le projet
Le projet était de participer à la 40ème édition du Marathon des Sables Legendary, dans le désert marocain. Une aventure extraordinaire :


Nos aventuriers et leurs sacs : souriants avant le départ…
Journal de voyage
Lundi 13 avril 2026, 12h14 – Marrakech
Nous sommes à l’aéroport de Marrakech, assis par terre, pour attendre notre vol de 19h10. Le bus est parti à 6h ce matin de l’hôtel Karam Palace à Ouarzazate Laurent a profité au maximum de sa nuit de sommeil, je me suis levée à 5h pour petit-déjeuner.
Mais avant, que s’est-il passé ? Vous attendez tous le retour de cette belle aventure…
Mercredi 1er avril – France
Laurent et moi nous retrouvons à la gare de Saint Pierre des corps pour emprunter le TGV qui nous dépose à Roissy Charles de Gaulle. Nous arrivons un peu avant 21h pour décoller à 6h du matin le jeudi.
Jeudi 2 avril – Maroc
Nous arrivons à Marrakech dans la matinée et sommes accueillis par les bénévoles du MDS. Nous attendons de monter dans les bus affrétés pour nous conduire à Ouarzazate
En partant vers 12h et après 5h de route, nous arrivons à destination. Laurent et moi prenons un petit taxi pour nous rendre à notre hébergement.
Nous finalisons nos sacs, dîner light et une bonne nuit de sommeil
Vendredi 3 avril – désert marocain
À 8h30, c’est le grand départ pour le désert, 6h de route en bus.
40 bus attendent les quelques 1500 participants.
Nous avons discuté avec Christian qui en est à sa 38e édition.
A l’arrivée au bivouac en milieu d’après midi, le tapis rouge est déroulé pour nous accueillir et nous avons le droit à la haie d’honneur des gilets bleus, gilets orange, chameliers et leurs chameaux
L’ambiance est extraordinaire
Nous nous installons dans notre tente berbère, la 51 (comme le pastis 🤣). Les femmes sont en majorité, et oui ça peut arriver, 5 contre 3.
Nous sommes les derniers de la tente à arriver, nous posons nos affaires et les présentations sont faites
A 18h, c’est le moment du discours d’accueil de l’organisation. Il fait encore chaud
La 40e édition du MDS, c’est 30% de femmes et 68 nationalités représentées, 1500 coureurs et c’est surtout l’édition avec l’étape la plus longue de toute l’histoire, un 100km.
C’est aussi la participation de Leon dans sa joelette, emmenée par l’association « du sable dans les yeux »
C’est notre premier dîner dans le désert, repas lyophilisé
Samedi 4 avril
La nuit a été un peu compliquée, j’ai eu froid même dans un duvet en plumes
Réveil naturel, nous devons être prêts à 9h pour rendre la valise à l’organisation (elle nous attendra à notre hôtel), et la matinée est consacrée à la vérification du sac et du matériel obligatoire, sa pesée (12kg environ sans l’eau pour chacun d’entre nous deux, avec pour moi près de 20000kcal au lieu de 14000), la vérification des certificats médicaux et ECG, à la distribution des dossards.
Apres midi de repos en attendant le briefing détaillé à 16h30. Il est suivi d’une grande photo prise par un drone où le chiffre 40 est formé par tous les participants.
Demain le grand jour, le désert nous ouvre ses portes pour vivre une expérience extra ordinaire. Notre objectif c’est d’en profiter au maximum sans blessure jusqu’à la « finish line » samedi.
Le soleil se couche doucement, il est 19h30 et nous nous apprêtons nous aussi à dormir.

Dimanche 5 avril – Étape 1 : 50 km

C’est une étape d’acclimatation, le parcours n’est pas trop difficile à priori.

Notre tente se réveille à 5h15 pour avoir le temps de prendre le petit déjeuner, s’habiller, vérifier le sac et que tout soit bien rangé au bon endroit, passer aux « toilettes »
Le départ est donné à 7h sur la musique d’ACDC Highway to hell
Pour cette étape, le sol est sablonneux et caillouteux. Laurent et moi avons fait l’étape ensemble, avec un sac manifestement trop lourd.
Nous arrivons vers 15h, au même campement, je passe à la clinique pour soigner les premières ampoules
Nous récupérons notre bidon de 5litres d’eau (toujours pas de pastis 🤣) qui doit nous permettre de tenir jusqu’au 1er check point du lendemain.
Pour ma part, j’ai subi l’étape, chaque check point me permettait de me décharger de mon sac quelques minutes.
Au retour dans la tente, les filles m’ont aidé à refaire mon sac et à me délester de quelques kilos (surtout de la nourriture)
Lundi 6 avril – Étape 2 : 40,5 km
Nuit pas terrible je n’ai pas beaucoup dormi

Le départ est donné à 6h toujours sur la même musique. Nous avons tous notre frontale sur la ligne de départ.
C’est le jour et la nuit, la gazelle du désert est enfin là. Les kg en moins font toute la différence. Je m’arrête à tous les check point d’où je repars avec Laurent, qui lui ne fait pas de pause. Un peu plus de dénivelé qu’hier, paysages toujours aussi magnifiques
Nous franchissons la ligne d’arrivée ensemble vers 15h. Nous avons changé de lieu de campement, il nous faut retrouver notre tente du côté français. Nous allons récupérer notre bidon d’eau et allons tous les deux à la clinique pour soigner nos ampoules.
Repos bien mérité, dîner lyophilisé et c’est l’heure de dormir.

Mardi 7 avril – Étape 3 : 29,1 km

Nuit difficile, le terrain est caillouteux. Laurent et moi n’avons pas gardé nos tapis de sol, erreur ou pas? Trop tard, l’objectif était que notre omoplate ne se retrouve pas sur la pointe d’un caillou.

Le départ est donné à 7h
Pas mal de dénivelé aujourd’hui et une partie très technique
Le soleil a du mal à percer, le ciel est plutôt nuageux.
Nous traversons un djebel (dune rocheuse). Un pas devant l’autre sans se précipiter sinon c’est la chute assurée. Pas de possibilité de doubler. J’ai trouvé cette partie plutôt fun, cela nous change du plat caillouteux. Laurent et moi nous sommes retrouvés au dernier check point pour passer ensemble la ligne d’arrivée vers 14h, au même campement.
Cela nous laisse du temps pour faire soigner les ampoules et nous reposer avant la grande épreuve qui débute demain.
C’est aussi le moment de recharger les batteries…de la montre et de la lampe frontale.
Mercredi 8 & jeudi 9 – Étape 4 : 100 km
Ça y est nous y sommes, cette fameuse étape de 100km, distance la plus longue depuis la création du MDS.
Le réveil est mis à 4h00 du matin pour un départ à 5h (sauf pour une des filles de la tente qui partira 2h après nous).

Le départ est donné à 5h toujours sur la musique de ACDC.
Plutôt que de voir une étape de 100km, Laurent et moi pensons les distances Check point par check point (comme la majorité des participants). Mentalement c’est beaucoup plus facile à gérer. Comme nous n’avons pas la même stratégie de course Laurent et moi, nous faisons cette étape à notre rythme.
Mon problème de transit (apparu quelques jours plus tôt) n’étant pas résolu, les arrêts aux cheks point sont nécessaires.
Cette grande étape me permet de rencontrer d’autres participants. On échange, on partage des parties de nos vies, le temps passe plus vite entre deux CP.
En milieu de matinée nous avons gravi et descendu une sacrée dune. C’est de là que nous avons vu les top 100 nous doubler alors qu’ils étaient partis 2h après nous.
Au CP4, c’est la climatisation qui nous est offerte, avec le décodeur c’est un tour de cou avec glaçons intégrés.
Pour la partie de nuit, le mental est là pour me faire avancer même si parfois j’ai des baisses de régime.
Je me suis arrêtée au CP7 (61km) pour manger mon taboulé lyophilisé, j’ai retrouvé Laurent au CP8 alors que je venais de me poser dans une chaise longue autour du feu de camp (70km) et j’ai dormi un peu au CP9 ( 2h je pense mais je n’ai pas regardé ma montre)
Au CP11, le jour commençait à se lever, j’ai fait une longue pause pour manger un peu. Dernier Check point avant l’arrivée
Vers 10h15 ce jeudi 9 avril, je franchissais la ligne d’arrivée, Laurent était déjà là. C’est un nouveau lieu de bivouac.
J’ai réussi à tenir la distance, ma montre non. Ça coûte cher et ça ne remplit pas l’objectif.
Direction la clinique pour les ampoules et mon problème de transit. Le tiorfan ne fait pas effet apparemment. Le médecin me donne une dose de cheval 🤣
En arrivant en milieu de matinée, cela nous permet de nous reposer et d’essayer de récupérer de cette longue étape. Sauf qu’une tempête de sable vient gâcher ce plaisir. J’arrive quand même à somnoler 2fois 2heures, entrecoupé d’une pause déjeuner.
J’arrive maintenant à avaler toute la gamelle, alors que j’en jetais quasiment la moitié sur les précédentes étapes.
Le vent se calme en fin de journée, la tente berbère a subi quelques désagréments et a eu besoin de quelques points de suture.

Vendredi 10 avril – Étape 5 : 42,2 km

Dur dur de repartir sur une nouvelle étape après ces 100 bornes mais une fois dans le sas de départ le cerveau est verrouillé en mode marche.

Le départ est donné à 6h30 (lever vers 5h15)
Comme l’étape précédente, Laurent et moi allons à notre rythme, nous ne sommes pas ensemble.
Je croise des personnes avec qui j’avais déjà échangé les dernières fois (Julie, Sandra, …). Nous traversons une dune encore plus haute que sur les précédents jours. Et la vue d’en haut est à couper le souffle. Je redeviens une gamine de 5 ans dans la descente, c’est génial.
En fin de parcours, c’est une succession de petites dunes. Ça paraît facile à première vue mais la tempête de sable complique un peu les choses. Je me mets derrière Manu, pas pour me protéger du vent parce qu’il n’est guère plus grand que moi, mais parce que je mets mes pas dans ces traces, mon pied s’enfonce moins dans le sable. C’est la technique que j’ai trouvée pour gravir toutes les dunes précédentes.
L’arrivée est compliquée, on aperçoit le bivouac d’assez loin et j’ai l’impression de faire du sur place, de ne pas avancer.
J’arrive vers 16h15 et j’attends Laurent. Je vais à la clinique pour la dernière fois me faire soigner les ampoules. A 18h, l’organisation distribue des fruits frais (banane et orange). Laurent arrive à ce moment là, il est à la tente à mon retour.
Dernier dîner et dernière nuit au bivouac.
Laurent est allé à la clinique en fin de journée, il fait déjà nuit quand il en ressort. Il dîne vite fait et extinction des feux. Tout le monde dort déjà dans la tente.
Le sac est tout léger.
Samedi 11 avril – Étape 6 : 23,2 km
Dernière étape : un peu plus qu’un semi-marathon. La der des der.

Le départ est donné à 6h30
Ce ne sera principalement que des dunes (petites) et qui dit dunes dit dénivelé. Il n’y a que deux Check point sur cette épreuve, après le CP2, grosse tempête de sable. Ça fait effet peeling sur le visage 🤣.Avec le tour de cou monté jusqu’aux lunettes, j’arrive sur la finish line vers midi. Quel bonheur d’être arrivée au bout de cette extra ordinaire aventure.
La médaille autour du cou, j’ovationne Laurent qui arrive un peu après moi
« I am a LEGEND »
On discute un long moment avec les bénévoles avant de monter dans le bus qui nous ramènera à l’hôtel Karam Palace de Ouarzazate.


Magnifique – Dépassement de soi – Solidarité.
Cette année, pour la première fois, les arrêts de course sont inférieurs à 10% (6% pour cette 40e édition)
Apres 6h30 de bus, nous retrouvons nos valises au Karam Palace à Ouarzazate et récupérons les clés des chambres. Hotel de luxe, rien que ça, pour nous permettre de récupérer avant de prendre l’avion lundi.
Dimanche 12 avril – Ouarzazate

Journée de repos et de récupération.
La soirée de gala dimanche 12 avril a été l’occasion de remettre les trophées et de visionner le film du MDS LEGENDARY 2026
Lundi 13 avril – Maroc -> France
nous prenons le bus à 6h du matin et arrivons a Marrakech vers 10h30
Notre avion décollera à 19h10 et nous arriverons à Roissy Charles de Gaulle à 23h30
Remerciements
Merci à vous tous d’avoir cru en nous, de nous avoir soutenu tout au long de notre préparation, de nous avoir encouragés, de nous avoir suivis durant cette aventure. Bravo à vous, vous êtes finisher, vous étiez avec nous.
Il y a un avant et un après MDS, c’est ce que nous avait dit l’organisateur lors du discours d’accueil. Nous confirmons, c’est l’aventure d’une vie, c’est le dépassement de soi, c’est le partage, ce sont les valeurs humaines avec un grand H.

Les enfants hospitalisés vous remercient, grâce à vous « Magie a l’hôpital » sera en mesure de réaliser leurs rêves.
Et cette belle aventure humaine a mis à l’honneur Léon, toujours souriant dans sa joelette, combatif, déterminé à aller jusqu’au bout. Ça force le respect

Voilà, notre aventure s’achève. Merci à tous !!!

Florence alias la gazelle du désert & Laurent alias Lolo de la colo
la campagne de financement participatif
Toujours ouverte sur HelloAsso jusqu’à la fin du mois… cette campagne permet à la fois de les aider à boucler le budget pour couvrir tous les frais auxquels ils ont dû faire face (inscription, équipement, voyage, alimentation) mais aussi pour participer au financement d’un don pour l’association Magie à l’hopital

